Né en 1968 à Kinshasa, fils de sculpteur, il suit très tôt les traces paternelles et s’oriente vers la peinture en suivant une formation à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa. Il gagne la Belgique en 1994 pour comprendre davantage les modèles de l’art occidental afin de mieux les décoder. Il suit le cursus dans l’atelier de peinture à la Cambre de Bruxelles. La découverte de la persistance en Europe des clichés plaqués sur l’Afrique et l’humanité noire provoque chez lui une profonde remise en question. Il va jusqu’à recouvrir de blanc ses toiles passées. Aujourd’hui, après diverses expériences et des voyages de reconquête identitaire (La Réunion, Sénégal, Mauritanie, retour à Kinshasa…), reconnu internationalement, exposé en RDC, en Belgique et aux USA, il expérimente des mariages entre peintures, sculptures sur bois et installations pluridisciplinaires.
Né en 1962 en France, photographe et reporter de renommée internationale, habitué des missions d'archéologie sous-marine et primé dans le domaine, Max Hurdebourcq se lance dès 2004 dans la photographie de la flore et de la faune dans les concessions forestières en forêt gabonaise. Ses reportages, publiés dans Sciences et Avenir, le Nouvel Observateur, Le Point, Figaro Magazine, Ca m’intéresse, Point de Vue parviennent à séduire le grand public, conquit par le regard passionné que pose ce professionnel sur la nature grand format. Dans le cadre d’Africasylves, il présentera ses plus beaux clichés de la forêt africaine
Née le 12 février 1980 et fille du directeur de la société d’exploitation forestière Pallisco au Cameroun, Stéphanie Rougeron y a passé une grande partie de son enfance. De son aveu, elle découvre la photographie un peu « par hasard » et décide d’en faire son métier, afin de satisfaire à la fois son goût du voyage, des rencontres et du monde artistique. Après un BTS en photographie à Montpellier, elle intègre le département photographie et multimédia de l’Université Paris 8, pour suivre ensuite les cours d’histoire de la photographie de l’Ecole du Louvre. Premier prix au concours photographique d’Aigues-Mortes en 2000, elle sera successivement laborantine à Montréal et à Val-Thorens, photographe de presse à Montpellier et finalement assistante au studio « ELLE » à Paris, en 2003. Depuis, elle se spécialise dans le portrait. Parmi ses réalisations, on retiendra un reportage sur le Cameroun, commandé par deux sociétés d’exploitation forestière en 2002, plusieurs expositions à Montpellier, Paris et Bordeaux : Portrait Epure, Portrait Vermillon, Portrait Noir et Blanc (2005), Portrait de famille (2006) et Sourires du Cameroun (2007), ainsi qu’un reportage sur un couple de luthiers italiens à Crémone, en 2008. Dans son travail sur le Cameroun, nous découvrons une alternative à la vision des médias sur l’Afrique, empreinte de spontanéité, où le travail et la famille sont mis en valeur, notamment dans la Province de l’Est du Cameroun, parmi les bûcherons d’une entreprise d’exploitation forestière, au coeur de la forêt équatoriale.
L’exposition présentera également les clichés les plus fameux de photographes amateurs, tous pris en forêt dense humide par des ingénieurs issus de Gembloux Agro-Bio Tech dans l’exercice de leur travail. Peut-être moins professionnels, ces instants fixés illustrent cependant à merveille le difficile équilibre à trouver entre conservation et exploitation des ressources naturelles.

Né le 26 avril 1966 à Lambaréné, au Gabon, Yvon Landry Bekalé, dit Ly.Bek, se passionne pour la bande dessinée dès son plus jeune âge. Entièrement autodidacte, il se construit une grande réputation dans le monde du 9e art et fonde, en 1996, avec d’autres dessinateurs, l’association « BD Boom Gabon ». Il participera également aux ateliers BD de Jano et Jean- Luc Fromental en 1996 et de Barly Baruti en 1998. Prix du public aux Journées Africaines de la Bande Dessinée en 1998, il participe la même année au festival de Blois, ainsi qu’aux festivals d’Angoulême et de Kinshasa en 1999 et à l’International Visitor Leadership Program en 2008. Résidant actuellement à Libreville, il est un des dessinateurs les plus productifs de la BD gabonaise. Collaborateur du journal gabonais « L’Union » depuis 2002, il compte déjà à son actif bon nombre de créations fort appréciées. Parmi ses réalisations, on compte : La merveilleuse aventure de Joâo, Koulou chez les Bantous, L’empreinte de la tortue, Défense d’Ivoire, Alerte à Djinga, Les aventures du petit Tsa et C’est comme ça. Il est également auteur des Gabonitudes, recueil de bandes dessinées parues dans le journal « L’Union ».
Née en 1975 à Namur, Anne-Catherine Deboel a étudié l’illustration à l’Institut des Beaux- Arts Saint-Luc à Liège. Après des emplois dans le graphisme, elle travaille depuis plusieurs années dans le domaine de la publication jeunesse, principalement pour les éditions Pastel/ l’école des loisirs. Elle collabore également avec Averbode, pour les illustrations de livres de poche. Ses techniques favorites sont la gouache et l’aquarelle, et elle utilise les collages dans ses albums. En passant par le Gabon et le Cameroun, elle a pu se faire une palette aux couleurs de l’Afrique, et essaie, le temps d’une image, le temps d’un livre, de faire découvrir aux enfants d’Europe d’autres contrées, d’autres gens, d’autres vies.
Née en 1981 en Belgique, diplômée de l’Académie des Beaux-Arts d’Uccle, Emilia Conesa a participé depuis 2004 à diverses expositions en Belgique (parcours d’artistes, Cobalt International Gallery…). Promeneuse de par le monde, elle essaye de partager des ambiances et des couleurs grâce à ses pastels. Vivant aujourd’hui au Gabon, après un passage au Congo, elle nous plonge dans l’ambiance des marchés et des scènes de la vie quotidienne des « mamans africaines ».